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Une pratique courante, hélas, en Guyane ! Un chien mutilé sert d'appâts pour la chasse au fauve !Encore de nos jours, il se pratique une coutume barbare pour nous occidentaux qui considérons le chien comme notre meilleur ami, la chasse au chien. Je dis bien la chasse au chien comme je dirais la pêche au vers ou au vif, car ici le chien n'est pas l'auxiliaire du chasseur, un chien de chasse, mais plutôt un appât comme le goujon que le pêcheur de brochet empale vivant sur son hameçon !
Les fauves ont la réputation d'être friand des chiens. Outre le fait qu'ils puissent être une proie facile, ils donnent l'alarme aux humains lorsqu'ils rôdent autour des villages. Les félins les suppriment sans pitié à chaque occasion qu'il leur est donnée et les dévorent à pleine dent comme une friandise.
C'est ainsi que certains boshnengé lorsqu'ils repèrent des traces de jaguar, attachent un chien à un arbre, lui coupent une patte à la machette pour que l'odeur du sang et les cris de détresse de pauvre mutilé attirent le fauve.
Le chasseur se cache dans un arbre à proximité et attend sa proie.
Si le chien ne meurt pas tout de suite du traitement infligé, il sera soigné pour participer à une autre chasse. Si c'est une femelle, elle aura la vie sauve et sera soignée pour la portée de petits qu'elle mettra au monde sur trois pattes, autant d'appât en puissance...
La prochaine fois que vous irez visiter certains villages en forêts, vous saurez pourquoi il y a tant de chiens infirmes...