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L'attaque des Cans-cans

20/02/2009 - Lu 1724 fois
Histoire arrivée lors d'une survie à Bélizon, ou comment de vaillants militaires fuient devant des oiseaux déchaînés...

Une petite anecdote me revient à l'esprit, lors d'une opération survie à Bélizon avec le Bima, un de mes amis blessa avec un piège un oiseau de grande taille qu'ici on appelle Can-Can, car c'est le cri qu'il pousse. Nous l'avons donc attaché par une patte à une cordelette et nous voulions l'apprivoiser ou éventuellement le garder pour le manger plus tard. Lorsqu'il reprit conscience et retrouva ses facultés, son premier réflexe lorsqu'il se vit prisonnier fût de pousser son fameux can can à plein poumon et sans aucune pause. Le vacarme attira ses congénères qui se posèrent tout autour, hors de portée de fusil. Après une longue observation de leurs parts et maints cris assourdissants, ils se rapprochèrent prudemment. Les plus téméraires s'approchèrent de leur infortuné camarade et nous encerclèrent. Nous étions cernés, sans armes et les oiseaux criards devenaient menaçants et faisaient mine de nous attaquer. Nous ne pouvions même pas libérer notre prisonnier, car ces congénères le défendaient en nous interdisant toute approche. Nous avons ramassé des battons et prêt à défendre chèrement nos vies nous repoussions leurs attaques de plus en plus fréquentes. Ils arrivaient en marchant sur le sol, leurs ailes déployées, et essayaient de nous donner des coups de bec et de griffes au visage ! Attirés par le vacarme assourdissant que faisaient ces dizaines d'oiseaux en colère, une pirogue de la sécurité arriva, voyant la situation, ils tirèrent quelques coups de feu en l'air et les féroces volatiles se volatilisèrent. Pour rendre hommage au courage de nos irascibles Cans-cans, nous relâchâmes notre prisonnier et ce ne fut pas sans mal, car pour le détacher il fallut le maîtriser sans pour autant se laisser lacérer par ses coups de bec.

Je sais ça ne vaut pas un bon french cancan...